Arrivé en 1996 à Arsenal, Arsène Wenger est devenu au fil des années incontournable chez les Gunners. Même si au début le specticisme entourait l’arrivée du technicien français à Londres. Samedi, face à Chelsea, il va diriger son millième match sur le banc de l’équipe londonienne. 

Arrivé à Arsenal en 1996 dans l’anonymat le plus complet, en provenance de Nagoya,  Arsène Wenger va disputer 18 ans plus tard son 1000e match à la tête des Gunners, ce samedi à l’occasion du derby face à Chelsea.  Un beau parcours depuis le fameux “Arsène qui ?” qu’avait titré le journal londonien, Evening Standard à l’époque. «On s’est demandé ce que ce Français qui portait des lunettes et ressemblait à un professeur pouvait bien connaître au football», a ensuite reconnu son ex-capitaine Tony Adams, quelques années plus tard.

« Un faiseur de miracle»

«C’est un faiseur de miracle qui a révolutionné le club», assure l’ex-vice président David Dein, et proche de Wenger et dont le fils est l’agent de Thierry Henry. «Il a changé la face du foot anglais», surenchérit même l’ancien joueur de Liverpool Jamie Carragher, devenu consultant.

Que d’éloges sur son parcours donc même si Arsène Wenger, après avoir cumulé les titres avec son équipe jusqu’en 2005, traîne désormais derrière lui une réputation de perdant. Mais il faut retenir que le technicien français et son club n’ont jamais cédé aux tentations à l’armement financier et ont toujours préféré construire un club sain en privilégiant le recrutement malin de jeunes espoirs partout en Europe. Malgré des moyens beaucoup moindre que certains autres clubs de Premier League, Arsène Wenger va réussir la performance notable de ne jamais descendre en dessous de la 4eme place et se qualifier chaque saison pour la Ligue des Champions.

«Quand je me retournerai, je serai fier»

«Je suis sûr qu’un jour, quand je me retournerai, je serai fier. Surtout de mes premières années car la 2e période a été plus compliquée, sans trophée. J’ai initié un changement compliqué. J’ai accepté de rester en sachant qu’on avait seulement une petite chance d’être champion. C’est un grand honneur d’être là depuis aussi longtemps et personne ne pouvait imaginer cela. Dans ce métier, on ne voit pas plus loin que le prochain match mais parfois, petit à petit, on parvient au 1000e», a-t-il déclaré cette semaine. . Son buste trône déjà dans le stade aux côtés de celui de la légende Herbert Chapman.

«Arsène est intrinsèquement lié au club. C’est difficile d’imaginer Arsenal sans lui, il a redéfini la façon de penser d’Arsenal” , ajoute le DG actuel Ivan Gazidis.

«C’est un entraîneur incroyable fait pour ce club. Ses équipes jouent bien et son stade est plein chaque semaine», synthétise le vieux rival écossais Ferguson, avare de mots mais pour une fois pas de compliments.

Depuis sa première victoire contre Blackburn (2-0) pour son premier match, Wenger en a enregistré 578 autres succès, dont 386 en championnat.


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