Après la victoire d’Arsenal sur Chelsea (3-1), chacun s’accordait à dire que les Gunners avaient peut être enfin dompté leurs vieux démons et prouvé qu’ils avaient l’étoffe d’un prétendant au titre. Mais que dire après la prestation de mercredi soir face à Wigan (2-2).

Et si la victoire des Gunners face à Chelsea n’était qu’un feu de paille ? Et si finalement Arsenal n’avait pas rencontré les Blues au bon moment et que cette victoire ne serait qu’un leurre sur le véritable niveau des Gunners ? Car si ce succès avait donné tant d’espoirs aux supporters de l’équipe d’Arsène Wenger, le match nul concédé face à Wigan deux jours plus tard (2-2) inquiète. Sur la pelouse d’un prétendant au maintien, les coéquipiers de Samir Nasri, laissé sur le banc pendant les trois quarts du match, n’ont jamais été en mesure d’assumer leur rôle d’une équipe qui lutte pour le titre. Une victoire aurait permis à Arsenal de recoller aux deux Manchester, United et City. Les Gunners ont une fois de plus rater le coche.

Certains livreront comme excuse le fait qu’Arsène Wenger a fait tourner en titularisant huit joueurs qui ne l’étaient pas deux jours plus tôt face à Chelsea. Le coach londonien n’y voit pas là la raison de cette contre-performance. Trop passifs en première période, les Gunners ne sont arrivés en tête à la pause que grâce à deux coups d’éclat d’Arshavin et de Bendtner. Encore en tête en fin de match alors que Wigan était réduit à dix après l’expulsion de N’Zogbia suite à un coup de tête du Français sur Wilshere, Arsenal a trouvé le moyen de se faire rejoindre sur un coup de pied arrêté, décidément le gros point faible défensivement des Londoniens.

Certains méditeront également sur les deux penaltys évidents non sifflés en faveur des Gunners. Le premier sur une faute surTheo Walcott entré à sept minutes de la fin pour sauver les meubles, et le deuxième,  sur le coup-franc de Nasri arrêté de la main par un joueur de Wigan présent dans le mur. Sans parlé du penalty arraché par N’Zogbia en début de match qui n’était que pure simulation face à Koscielny.

Mais c’est à la fin du bal qu’on paie les musiciens. Et le résultat brut est là. Incapables de hisser leur niveau de jeu face aux Latics, les hommes de Wenger n’ont pas confirmé leur succès face à Chelsea et ratent l’occasion de revenir à égalité en tête du classement. Le match à Birmingham samedi est de la même veine que celui face à Wigan. Face à une équipe qui lutte pour son maintien et qui vient d’accrocher Manchester United (1-1), Arsenal aura l’occasion de se racheter. Ou de plonger.


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