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Arsenal : Les vérités de Nasri

Élu meilleur joueur de l’année 2010 en France par le magazine France-Football, Samir Nasri s’est livré dans un entretien fleuve accordé au magazine bi-hebomadaire. Extraits.

L’équipe de France
Laurent Blanc a une vraie philosophie de jeu. Il veut que son équipe presse haut, ait la possession du ballon. Ça ne me change pas trop de ce que je fais avec Arsenal au quotidien. C’est pour ça aussi que je me sens aussi bien. Aujourd’hui on joue sur nos qualités, c’est ce qui change par rapport à avant. Quand tu joue à Wembley, contre l’Angleterre, et que tu contrôle le match, que tu as le ballon, que fais courir comme ça ton adversaire, pfff… C’est ça le foot !

Son image
C’est une sorte de revanche. Je n’ai jamais été un petit con. A Marseille et à Arsenal, tout s’est toujours bien très bien passé. Mais je reconnais aussi que je ne suis pas un saint. Je n’aime pas qu’on me marche dessus et si je ne suis pas d’accord avec quelqu’un je lui dirai toujours. Je ne suis pas irrespectueux comme certains ont pu le dire ou le laisser entendre. Il a fallu la Coupe du Monde pur que les gens constatent que je n’étais pas aussi con que ça et que je n’étais pas forcément responsable de l’ambiance de l’équipe de France.

Son jeu actuel
Je vais davantage dans le dos des défenseurs. Parfois j’ai carrément un comportement d’attaquant dans mes appels de balle. Avant, j’étais plutôt le type de jouer qui allait vers le ballon. Aujourd’hui j’ai diversifié mon jeu. Je suis beaucoup plus finisseur, plus relâché dans le dernier geste. Je pense aussi que j’ai plus d’activité. Je répète plus facilement les efforts. Je me suis acclimaté au  jeu de la Premier League.  Je n’ai plus peur d’aller au duel, je n’ai pas peur de provoquer balle au pied. Je suis plus costaud et je ne crains plus de jouer des épaules et des coudes.

L’apport d’Arsène Wenger
Il est primordial. Il m’a toujours fait confiance. Il est venu me chercher jeune à Marseille, il m’a fait très vite rejouer après que je me fut cassé la jambe, la saison dernière. Il m’a toujours défendu publiquement. Je parle souvent avec lui, quand ça ne va pas fort, ou quand ça va bien aussi d’ailleurs. J’ai vraiment une relation privilégiée avec lui. J’ai besoin de ce type de rapport avec un entraîneur, besoin de ressentir un peu d’affection.

Son entente avec Fabregas
C’est facile de s’adapter parce qu’on sait tous les deux comment on joue. On a les mêmes qualités. On sait comment se trouver. Le seul problème que cela peut poser, c’est au niveau du travail défensif. Mais si les deux joueurs sont intelligents, ils se répartiront la tâche.

Son ambition
Je suis venu à Arsenal pour me forger un palmarès. Parce que je n’ai rien gagné, juste un championnat d’Europe des Moins de 17 ans (en 2004, NDLR). Cette saison, on a vraiment une carte à jouer. Chelsea ne domine plus autant son sujet et Manchester United a perdu beaucoup avec les départ de Cristiano Ronaldo et de Tevez. On peut davantage rivaliser, j’en suis sûr.

Retrouvé l’intégralité de cet entretien dans les colonnes de France-Football daté du 14 décembre 2010